Historique de la race par Gloria Urbani - alaskan malamute pedigree database

Aller au contenu

Menu principal :

Historique de la race par Gloria Urbani

Histoire de la race
Voici un historique ed la race par Gloria Urbani , une trés célèbre éleveuse italienne . Elle s'est rendu de nombreuses fois aux Etats Unis et a importé un grand nombre de chiens provenant de l'élevage de Nancy Russel , Storm Kloud . Ce texte a été traduit par Colette Thomas et avec l'autorisation de l'auteur . Je trouve que c'est trés intéressant de connaître les différents points de vue de certains éleveurs au sujet des lignées .


ORIGINES ET HISTOIRE DE LA RACE , de Gloria Urbani

L’histoire du Malamute d’Alaska est encore entourée de légende  pour certains aspects de ses origines. La majeure partie des études sur la race et des éleveurs spécialistes de la race soutiennent que ce chien serait le descendant direct  du loup arctique et, certains, parmi eux, en effet , en conservent encore aujourd’hui les yeux, l’insertion des oreilles, le hululement caractéristique.
C’est l’une des quelques races restées inaltérées dans le temps, qui est restée saine et robuste grâce à une sélection aussi dure qu’impitoyable que l’Alaska, sa terre d’origine, et les Mahlemuts, la tribu qui l’élevait , ont accompli et ont permis à ce chien extraordinaire  de devenir, en très peu de temps, le roi incontestable des terres gelées et d’arriver  jusqu’à nous tel qu’il était à l’origine.
Les sujets physiquement moins doués ou tarés psychiquement étaient éliminés naturellement : en fait l’Alaska, terre très hostile et sélective, permettait seulement aux sujets particulièrement forts et rusés de survivre et d’avoir l’avantage sur ses propres semblables. Ou bien ils étaient supprimés par ces mêmes Mahlemuts qui, quand bien même attachés à leurs fidèles auxiliaires à quatre pattes , sans lesquels leur existence dans un lieu si défavorable aurait été impossible, ne pouvaient pas se permettre de garder des bouches inutiles et, de ce fait, étaient contraints d’éliminer les chiens physiquement et psychiquement débiles ou ceux qui devenaient trop vieux, plus en état de satisfaire leurs propres exigences.
On raconte qu’afin de faire devenir leurs chiens plus forts, les Mahlemuts faisaient s’accoupler leurs propres  femelles des Malamutes avec des loups.
Selon les différents types de vie que menaient les Mahlemuts (ils étaient en fait une tribu sédentaire qui vivait presque tout le temps dans le même lieu troquant ce qu’ils produisaient ; ce peuple de marin qui vivait le long des rives des fleuves ou de la mer et étaient surtout des pêcheurs, et ces nomades qui n’avaient pas de demeure fixe et étaient assez fréquemment à la recherche de nouveau lieux où ils pourraient chasser), ils utilisaient leurs chiens pour des tâches diverses.
Pour tirer les traineaux et les embarcations, en plus de la force physique, ils essayaient d’accentuer le sens de l’orientation de leurs propres chiens, ce qui leur permettait de repérer un refuge au milieu d’une tempête de neige ou en pleine nuit et le sens du terrain de façon à éviter les  pièges cachés.
Excellents chasseurs d’ours blanc grâce à leur grand courage, et chasseurs admirables, ils étaient également employés avec d’excellents résultats pour la défense des campements contre les attaques des animaux sauvages et pour la garde des troupeaux de caribous.
Il est assez difficile de situer leur origine dans le temps , qui est étroitement liée aux Mahlemuts. Cette tribu vivait dans une région appelée Alashak ou Alyeska, alors possession de la Russie ; en 1867 le territoire a été cédé aux Etats Unis et a pris le nom d’Alaska.

Au début du 19ème siècle, on trouve les premiers échos  de la part des explorateurs blancs qui parlent de ces hommes de petite stature, actifs et hospitaliers, particulièrement attachés à leurs chiens splendides et infatigables, fidèles et dociles avec les hommes qui , depuis plusieurs générations, vivaient avec eux et jouaient avec leurs enfants en toute sécurité et solidarité.
Il fut donc difficile  de réussir à avoir quelques sujets du Malamute d’Alaska et de les emmener aux Etats Unis.
Les premiers sujets arrivèrent vers le début de 1900, en même temps qu’eut lieu une expédition et rapidement , on s’aperçu que ces animaux, en plus des formidables qualités qui les rendaient  d’excellents chiens de travail, étaient aussi d’une irrésistible beauté.
En 1935, grâce à l’intérêt de M. Milton et Eva Brunell Seeley, ainsi que d’autres passionnés du Malamute d’Alaska, l’American Kennel Club reconnait officiellement la race et ouvre le  « stud Book Register ». Le 1er juillet de la même année le premier sujet a été enregistré, le mâle Gripp of Yukon, (utilisé pour représenter le standard de la race), qui fut aussi le premier Malamute d’Alaska champion américain, proclamé en 1936.











Ce chien appartenait à la famille Seeley ( Mme E.B.Seeley deviendra par la suite juge spécialisé de la race), personnes bien connues non seulement dans le monde du Malamute d’Alaska , mais aussi de tous les chiens de traineau ; dans leur élevage, en effet, il y avait les meilleurs chiens qu’on puisse trouver en Amérique, chiens qui ont été engagés dans les plus importantes expéditions aux deux pôles.
Durant les premières années furent enregistrés au livre des origines  du Kennel Club américain , parmi tous les malamutes , outre Gripp of Yukon, déjà cité, Rowdy of Nome et Taku of Kotzebue.






            

                                                                                                    Rowdi Of Nome
Après quelques temps , l’American Kennel Club décida que le nombre de sujets inscrits était suffisant pour la non extinction et le développement de la race, et ferma les inscriptions au registre.
Tous les Malamutes d’Alaska qui jusqu’à ce moment étaient apparus sur les « Stud Book Registrer » appartenaient en majorité au même sang « Kotzebue ».


Avec le début de la seconde guerre mondiale, la plupart des  chiens de traineau, et par conséquent les Malamutes également, furent « enrôlés » dans l’armée américaine et utilisés dans des travaux très divers.
Le nombre des Malamutes d’Alaska était désormais plus que limité et on craignait vraiment l’extinction de la race.
Quelques propriétaires de sujets issus d’autres lignées, la « M’Loot », originaire du territoire du Yukon, proposèrent à l’American Kennel Club d’ouvrir de nouveau le livre des origines , afin de sauver la race.


La chose fut faite, mais l’AMERICAN Kennel Club », cette fois , posa des conditions   plus sévères pour qu’un sujet puisse apparaitre sur le « STUD Book Register ». De cette façon , il devenait plus difficile d’enregistrer un malamute, malgré les protestations de l’Alaskan Malamute of America Incorporation , qui avait été fondée le 17 avril 1935.
Ce fut un dur travail de réussir à sauver la race de l’extinction. La première championne américaine, proclamée en 1950, fut Ooloo M’Loot, qui appartenait à la lignée de sang « M’Loot », élevée par Paul Voelker, qui l’avait en copropriété avec messieurs Marchetta et Ralph Schmitt.




                                                                                                          Ooloo M'Loot


La première Nationale d’élevage de l’Alaskan Malamute Club of America Inc. Se déroula en 1952 et le meilleur de race sera Champion Toro of Bras Coupe, élevé par madame E. B. Seeley et propriété de messieurs Earl et Natalie Norris d’Anchorage , en Alaska.


                                                                                                     Toro Of Bras Coupé

Il s’agissait d’un pur « Kotzebue », utilisé dans une des expéditions de l’amiral Richard E. Byrd, qui, après 7 années de dur labeur en Alaska, faisait son apparition sur les rings américains.
Lors de la seconde Nationale d’élevage de l’Alaskan Malamute Club of America Inc., en 1953, c’est la femelle Championne Artic Storm of Husky-Pak, appartenant à M. Robert J. Zoller , qui fut « Best of Breed ».
En 1954, le Champion Mulpus Brook’s The Bear, appartenant à M. James W. Dawson, fut le premier Malamute d’Alaska à gagner le groupe.
En 1963, le Champion Sno-Crest’s Mukluk , appartenant à Mme Martha Guiffre , fut le premier Malamute d’Alaska à faire le « best in show », ce sujet beau et fort sera à la tête d’un « team ».
En 1969, le premier couple obtint le « Best Brace in Show » : le Champion Glacier’s Storm Kloud et son petit-fils le Champion Timberlane’s Storm Cloud, tous deux appartenant à Mme Nancy Russel (souvenons nous qu’aux Etats Unis un couple peut être composé de deux sujets de même sexe).




En 1972 le premier groupe s’adjuge un « Best Team in Show », c’était le Champion Glacier’s Storm Kloud, le Champion Timberlane’s Storm Cloud, le Champion Timberlane’s Pamiiyok et la Championne Russel ‘s Yveti Rose, tous ces sujets étant la propriété de Mme Nancy Russel.


                                                                                                     Yveti Rose

Au Canada, le premier Malamute d’Alaska enregistré au Canadian Kennel Club le fut  aux alentours des années 1950/1951 : il s’agissait du mâle Lorn_Hall Klondyke M’Loot, importé des Etats Unis par Mme Lorna Jackson, qui , ensuite, deviendra juge spécialisé de la race.
Par la suite , Lorna Jackson a importé un autre mâle des U.S.A. : il s’agissait de Lorn-Hall Oogorook M’Loot. Il fut le premier Malamute d’Alaska à rejoindre le championnat canadien et également le premier champion canadien entièrement blanc.
L’Alaskan Malamute Club du Canada a une histoire très récente, en fait il a été fondé seulement en 1973.
En Europe, le Malamute d’Alaska a fait son entrée officielle aux alentours de 1957 ; un des premiers sujets importé des Etats Unis fut la femelle Sena-Lak’s Lady llano, fille du Champion Mulpus Brook’s The Bear et de la Championne  Kobuk’s Manaddas Mischief, venant de l’élevage « Sena_Lak » et appartenant à Mme M. Tordesillas de Madrid (Espagne).

Je crois qu’une histoire documentée de la race doit contenir le nom du  Malamute d’Alaska de tous les temps, un sujet qui a fait « l’histoire » et sans lequel la race n’aurait pas atteint le niveau  de qualité auquel elle est arrivée.
Il s’agit du Champion américain, canadien, international , mexicain, Glacier’S Storm Kloud X.D. ( Daddy Bear), né le 1er avril 1965 de Kadlukof North Wind et de la Championne Glacier Lady of The Artic, élevé par Lois Olmen et appartenant à N. Russel.
Daddy Bear, à quatre ans passés, est apparu dans le « top ten Alaskan Malamutes » aux Etats Unis, en 1970, le Malamute d’Alaska N°1 aux U.S.A. ; en 1971 , N°1 au Canada ; en 1972, N°1 au Mexique, en 1973, N°1 en Europe.
Vainqueur de nombreux « Best of Breed », de 20 groupes et de 5 Best in Show, il obtient en outre 15 « Best Brace in Show » avec son petit fils le Champion Timberlane’s Storm Cloud et un « Best Team in Show ».
Proclamé le plus grand reproducteur de tous les temps dans l’histoire de la race en 1969, il a produit 51 champions américains, 12 champions de Canada, 2 champions mexicains, 1 champion international, sans parler de tous ses petits-enfants et arrières petits-enfants qui ont obtenu des titres dans le monde entier.
Son nom est présent sur les pedigrees des plus importants Malamutes d’Alaska.
Quatre petits-enfants de cet inoubliable champion, mort le 17 novembre 1977, ont été importés en Italie : le Champion Sugar River Foxfire, la Championne Snokimo’s Nakina, la Championne Sugar River Kayak Kate et le Champion Storm Kloud’s Follow My Dream (le sujet qui a été vainqueur dans le plus grand nombre de Best In Show dans l’histoire de la race).

                           

Sugar River Foxfire                                                                                               Snokimo Nakina





Pour conclure, on peut affirmer que l’aptitude au travail et la qualité esthétique sont le binôme gagnant qui a rendu le Malamute d’Alaska célèbre et totalement mis en valeur aux Etats Unis et au Canada.
Désormais très populaire, il se diffuse aussi en Europe où, bien qu’il ait fait son apparition assez récemment, existent plusieurs élevages basés sur des sujets d’importation américaine et canadienne et  souvent nous pouvons voir sur les rings les meilleurs sujets d’élevages européens.  




 
Retourner au contenu | Retourner au menu